Le mémoire technique n'est pas une plaquette commerciale. C'est la réponse écrite, point par point, au cahier des clauses techniques particulières. Un mémoire qui parle de l'entreprise plutôt que du site à nettoyer perd des points avant même d'être lu en détail.
Le premier chapitre attendu est l'organisation du site : combien d'agents, à quels horaires, sur quelles zones, avec quel encadrement et quel taux d'encadrement. Les acheteurs comparent ces chiffres entre candidats, et un effectif annoncé trop bas pour la surface se voit immédiatement.
Le deuxième est le matériel et les produits : références, fiches techniques, fiches de données de sécurité, et surtout cohérence entre le matériel annoncé et les surfaces à traiter. Annoncer une autolaveuse sur un site de 200 m² de bureaux moquettés est un contresens que les jurys relèvent.
Le troisième est le contrôle qualité : qui contrôle, à quelle fréquence, sur quelle grille, et ce qui se passe quand un contrôle est non conforme. Un dispositif décrit avec ses délais de reprise vaut beaucoup mieux qu'un engagement de qualité en trois adjectifs.
Viennent ensuite la démarche environnementale — produits, dosage, gestion des déchets, limitation des trajets — et le volet social : statut des agents, formation, continuité en cas d'absence, et reprise du personnel au titre de la convention collective de la propreté quand elle s'applique. Ce dernier point est souvent décisif et souvent bâclé.